Les lueurs du ciel d’octobre


J’aime le couchant sur notre ciel, au pied du Leman, quand les plus belles couleurs sanguines irriguent le ciel, telles des trainées de feu, se mêlant au bleu déclinant vers la nuit.

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Milord est parti


En ce temps-là, on pouvait arriver de nulle part, avec sa gueule de métèque et croiser un Georges Brassens, au café, chez son amie et l’aborder. Il n’y avait pas de star system, de paparazzi, on fichait la paix aux artistes et aux vedettes, il n’y avait pas de buzz, de Twitter, ou autre chose, on pouvait discuter sans un manager et un service de sécurité.

Un Georges Moustaki a pu rencontrer des artistes, composer pour eux et lancer sa carrière.

Maintenant, même pour un festival, il faut un laisser-passer…

Je salue donc l’étranger venu en France composer ses textes et chansons qui restent dans notre patrimoine musical dont Milord

 
« Allez, venez, Milord! Vous asseoir à ma table; Il fait si froid, dehors, Ici c’est confortable. Laissez-vous faire, Milord Et prenez bien vos aises, Vos peines sur mon coeur Et vos pieds sur une chaise Je vous connais, Milord, Vous ne m’avez jamais vue Je ne suis qu’une fille du port, Qu’une ombre de la rue… Pourtant je vous ai frôlé Quand vous passiez hier, Vous n’étiez pas peu fier, Dame! Le ciel vous comblait: Votre foulard de soie Flottant sur vos épaules, Vous aviez le beau rôle, On aurait dit le roi… Vous marchiez en vainqueur Au bras d’une demoiselle Mon Dieu!… Qu’elle était belle… J’en ai froid dans le coeur… Allez, venez, Milord! Vous asseoir à ma table; Il fait si froid, dehors, Ici c’est confortable. Laissez-vous faire, Milord, Et prenez bien vos aises, Vos peines sur mon coeur Et vos pieds sur une chaise Je vous connais, Milord, Vous ne m’avez jamais vue Je ne suis qu’une fille du port Qu’une ombre de la rue… Dire qu’il suffit parfois Qu’il y ait un navire Pour que tout se déchire Quand le navire s’en va… Il emmenait avec lui La douce aux yeux si tendres Qui n’a pas su comprendre Qu’elle brisait votre vie L’amour, ça fait pleurer Comme quoi l’existence Ça vous donne toutes les chances Pour les reprendre après… Allez, venez, Milord! Vous avez l’air d’un môme! Laissez-vous faire, Milord, Venez dans mon royaume: Je soigne les remords, Je chante la romance, Je chante les milords Qui n’ont pas eu de chance! Regardez-moi, Milord, Vous ne m’avez jamais vue… …Mais vous pleurez, Milord? Ça je l’aurais jamais cru! Eh ben, voyons, Milord! Souriez-moi, Milord! …Mieux que ça! Un petit effort… Voilà, c’est ça! Allez, riez, Milord! Allez, chantez, Milord! La-la-la… Mais oui, dansez, Milord! La-la-la… Bravo Milord! La-la-la… Encore Milord!… La-la-la… »

 

Adieu, l’artiste!

 

 

Un arbre se dessine nu dans l’hiver


Un arbre : j’aime les branches qui tissent à chaque fois des arabesques, des volutes et des lignes renouvelées, lignes épurées de l’hiver, nudité du dessin, du mouvement, beauté de la vie qui se trace un chemin, immobile pour les yeux, parfois mélancoliques, parfois juste incroyablement beau:

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Fantaisie de nuages de l’an passé


View of the lake and the Chablais Alps from Caux

View of the lake and the Chablais Alps from Caux (Photo credit: Wikipedia)

Un ciel incroyable, tous les jours je m’émerveille de l’horizon et des tableaux que le ciel du Léman nous dessine ou nous peint selon ses humeurs : parfois capricieux, souvent limpide, tissé de nuages comme cet  fin d’après-midi-là…incurvé des formes, dentelles des reliefs, ombres damassées et fumées du paysage éphémère que la nature nous offre…Une fantaisie de nuages…pour qui sait lever les yeux…

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